Salaire ou dividende? Un choix judicieux à faire!

By 20/11/2015 novembre 30th, 2015 Expertise

Dans la plupart des petites et moyennes entreprises, l’actionnaire est aussi administrateur et employé de sa compagnie incorporée. Il y a deux formes de rétributions qui s’offrent alors à lui : le revenu d’emploi ou le dividende.

Il ne devrait pas avoir de grande différence entre ces deux options au niveau de l’économie d’impôt si on considère le principe de l’intégration fiscale.

Par contre, d’autres facteurs importants doivent être considérés par l’actionnaire dans le choix de se verser un salaire ou un dividende.

Le salaire est déductible d’impôt pour la compagnie et certaines déductions fiscales requièrent un revenu de travail pour être utilisées. C’est le cas de la déduction pour frais de garde d’enfants au fédéral et le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). Perdre la déduction pour frais de garde d’enfants peut représenter un montant substantiel dans le cas des garderies non subventionnées.

De plus, la rémunération sous forme salariale permet de cotiser au Régime des rentes du Québec (RRQ) ce qui est un facteur à considérer dans la planification d’un plan de retraite.

De son côté, le dividende est payé à l’actionnaire après impôt de la société donc non déductible comme dépense pour la compagnie.

Il ne permet pas non plus de cotiser au Régime des rentes du Québec (RRQ) afin d’obtenir un revenu de retraite.

Par contre, le dividende permet à l’actionnaire de ne pas payer les nombreuses charges sociales qui doivent être versées au niveau d’un salaire.

Pour toutes ces raisons, il peut être avantageux de considérer une rémunération combinant salaire et dividende.

Mais dans tous les cas, il est important de faire l’analyse de l’ensemble de la situation de l’actionnaire si on veut faire le choix le plus judicieux entre le salaire ou le dividende.